Les moteurs

Au départ, il y avait deux Hors Bord thermiques arbre long de 5cv fixés au tableau arrière.


C'est la configuration minimale par grand vent et mer formée. Le problème est que je passais ma vie à les réparer. Au bout d'un an, je pouvais les démonter et remonter les yeux fermés. C'est un avantage certain pour les réparations de nuit.

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Les deux Minkota de1kw, dans le principe, rappellent le Seagull, pour ceux qui ont connu cette époque. Pour les autres, et pour ce que j'en sais, c'est avec cela que les américains ont débarqué en Normandie. Ça consomme à peu près autant d'essence que d'huile, mais c'était les premiers moteurs dont l'allumage était noyé dans la résine. Cela leur confère une bonne fiabilité à l'allumage. Il vaut mieux, car pas de lanceur tel que nous les connaissons aujourd'hui, juste un bout entouré sur le volant magnétique apparent. J'en ai vu un sauter (un moteur) par dessus bord, retenu tout de même par son bout de sécurité, il a continué à tourner jusqu'à ce que l'eau de mer pénètre enfin dans le cylindre. Rinçage, essorage, séchage, et c'est reparti ! Bref, c'est du solide, du fiable, mais très énergivore.

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Les minkota sont composés de matières plastique (pas du plastoc), de composite et de quelques pièces en inox (pour la version marine). J'en ai acheté un aux USA il y a 14 ans, il était prévu pour l'eau douce (donc pas d'inox), il fonctionne toujours. Pas d'entretien particulier, à part le graissage des pièces en acier, et récemment une retouche de peinture sur la dérive en alu.

La vitesse est réglable via un potentiomètre qui commande un variateur. Désespérément simple. Tout ce que j'aime.

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Pour moi, c'est comme une révolution. Il est toujours nécessaire de descendre les moteurs car ils sont principalement en position haute. Au mouillage pour qu'ils soient protégés des chocs, en navigation, pour les mêmes raisons, et des raisons de traînées évidentes. Déjà, à ce stade, c'est plus simple et moins pénible que pour un thermique. Ensuite terminé le rituel de  la nourrice que l'on a dans les pieds, dont il faut ouvrir la prise d'air, l'essence qu'il faut éventuellement pomper pour remplir la cuve du carburateur. Plus de starter, plus de lanceur à tirer en faisant attention de ne pas envoyer un coup de poing à une personne qui passerai derrière vous. Plus besoin d'embrayer, il suffit de tourner un bouton, ou de pousser la manette des gaz. D'ailleurs, il va falloir trouver un autre mot, car il n'y a plus ni gaz, ni bruit, ni vibration. Juste le vent qui caresse le visage.

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