Les deux Minkota de1kw, dans le principe, rappellent le Seagull, pour ceux qui ont connu cette époque. Pour les autres, et pour ce que j'en sais, c'est avec cela que les américains ont débarqué en Normandie. Ça consomme à peu près autant d'essence que d'huile, mais c'était les premiers moteurs dont l'allumage était noyé dans la résine. Cela leur confère une bonne fiabilité à l'allumage. Il vaut mieux, car pas de lanceur tel que nous les connaissons aujourd'hui, juste un bout entouré sur le volant magnétique apparent. J'en ai vu un sauter (un moteur) par dessus bord, retenu tout de même par son bout de sécurité, il a continué à tourner jusqu'à ce que l'eau de mer pénètre enfin dans le cylindre. Rinçage, essorage, séchage, et c'est reparti ! Bref, c'est du solide, du fiable, mais très énergivore.


Le Torqeedo de 2kw, beaucoup plus sophistiqué, a une très bonne rentabilité, mais il se retrouve en partie avec les défauts des moteurs thermiques. Le manque de fiabilité. S'il ne se trouve pas dans ses conditions de laboratoire, vous obtiendrez un message du genre de celui que vous avez peut-être déjà eu dans votre voiture: "Rendez-vous chez le garagiste le plus proche." Oui mais comment ? Le moteur ne veut pas démarrer ? Je peux comprendre le soucis de sécurité, ces moteurs sont dessinés pour être utilisés avec des batteries au lithium. Il faut donc protéger ces batteries, mais nous ne sommes pas sur l'autoroute, pas de dépanneuse au milieu des Bahamas. Il faut pouvoir shunter l'électronique, surtout si elle se trompe, et avoir une option manuelle.


Les Minkota sont là, entre autre, pour parer à une éventuelle défaillance de l'électronique du 2kw. Contrairement au Torqeedo, ils sont toujours à poste et participent donc à toutes les manoeuvres de courte durée. A eux trois, dans la pratique, on dépasse les 10cv, qui étaient la configuration initiale avec les 2x5cv thermiques.