Pourtant, j'avais testé le BB, à bout de bras, il allait dans le sens désiré. Mais ça s'était avant.

Entre temps, je m'étais aperçu que les moteurs n'étaient pas bien couplés. En effet, lors du tout premier essai (celui de la vidéo qui suit) il se retournait comme une crêpe. Normal, me dis-je, nous sommes en Bretagne!

Pourtant, j'avais suivi un tuto à la lettre. Sauf que dans le tuto, il ne parlait que de la version X du frame (châssis), sans faire mention de la version H.

Or, le sens de rotation des moteurs n'est pas le même, entre la version X, et la H.

Lorsque que j'ai programmé l'APM via Mission Planer (MP), chronologiquement, j'ai choisi la config X, puis, naturellement, la H, sans remettre en cause le tuto. Surtout qu'il s'était écoulé plusieurs jours depuis le raccordement des moteurs, et que beaucoup d'autres infos et tutos, avaient coulé sous mon crâne.

Tout ça pour dire qu'il faut vraiment se faire, ou trouver un protocole, et le suivre très méticuleusement, lorsque l'on n'opte pas pour un Ready to Fly. Trop de paramètres et de choses à penser lorsque l'on débute.

Faire également attention à ce que l'on peut lire sur la toile. On y trouve tout et son contraire. Donc, faire des recoupements, avant de tenter une action potentiellement risquée.

En ce qui concerne mon cas, le seul dont je puisses parler, la carte de vol est une APM V2.6. Comme je n'y connaissais rien et que ce n'était pas un produit 3DR, je n'ai pas fait aussitôt le rapprochement avec ce fabricant. J'ai donc cherché des renseignements à droite et à gauche, en perdant beaucoup de temps. Si je peux me permettre de donner un conseil, tapez-vous la version US de l'APM copter.

C'est un peu lourd à digérer, malgré cela, il faut tout suivre dans l'ordre, pas à pas, si vous êtes un novice. Toutes les réponses à vos questions sont là! Ou à peu près. ça prend du temps, mais cela évite de faire des erreurs. Ce qui revient à gagner du temps.

Si j'avais fait cela, au lieu de suivre le tuto dont je parle plus haut, vous n'auriez pas eu droit au premier gag de la vidéo qui suit.

Lassé de le voir se retourner comme une crêpe, je me suis dit: "Si je ne suis pas un pilote, en revanche, je sais faire naviguer presque n'importe quel bateau. Testons le sur l'eau". Bien mal m'en a pris, car il n'était pas encore complètement étanche, vu que ce test aquatique n'était pas prévu pour ce jour là. Je vous laisse apprécier.

 

Probablement grâce à mon passé de sauveteur en mer, j'ai pu secourir Bluebird one, avant que sont petit coeur ne s'arrête de battre, et qu'il grille tous ses circuits.

Il a tout de même légué tous ces organes vitaux à Bluebird II (BB II), qui n'est autre que BB I avec un châssis rallongé, pour placer la caméra. Ce qui fait que le centre de gravité est un peu décentré sur l'arrière (sans caméra), mais qui ne semble pas poser de problème particulier. Je n'ai pas encore testé avec la caméra.

Depuis, il y a eu Bluebird III, qui n'est autre que BB one ter. Même châssis en H, quasi les mêmes dimensions. Tout en tube carré et profilé en L, alu. Fini la petite planchette qui servait de support à la boîte hermétique qui renferme l'électronique. Elle était trop fragile, avait trop de prise au vent, et gênait le flux des hélices.

Tests avec caméra réussis. Je n'en ai fait qu'un en extérieur, et n'ai pas constaté de problème de vibration. En ce qui concerne l'équilibre, la carte de vol se charge de le rétablir. Au détriment des performances de vol, bien entendu.

Le GPS, est passé de; sous le capot, à sur; le capot. à sa place, sous le capot, il y a une feuille de cuivre. J'ai toujours trouvé ce GPS assez capricieux, et assez volage. Du genre à te positionner à 10 ou 15m de l'endroit où tu te trouves réellement. Subjectivement, j'ai l'impression qu'il fonctionne mieux maintenant.

Avec du recul, le GPS est, à mon avis, le seul élément faible. Il faut vraiment le dorloter. Lui donner l'opportunité de pouvoir utiliser au maximum ses capacités. Ensuite, prier pour que la réception satellite soit bonne (vérifier l'activité solaire, etc.), éviter les zones mal dégagées (les arbres, les falaises, etc). J'en sais quelque chose, Bluecat s'est retrouvé au milieu des récifs de coraux, à cause de cela.

En mode Stabilize, BB II fait du yoyo. Certainement à cause de moi, et probablement à cause d'un mauvais réglage. Il tombe très vite en réduisant à peine les gaz, et met 2 heures à réagir quand on les remet..

Problème de réglage de la carte de vol. BB one ter, n'a pas ce soucis. équipé de l'APM 2.5, il a un peu de mal à garder son altitude en althold, alors que j'avais résolu le problème avec la 2.6. Je n'ai pas encore eu le temps de savoir pourquoi. Peut-être la qualité du capteur de pression.

En mode Alt hold, c'est la cata. Ou il grimpe, ou il descend. Mais ça vient peut-être du problème de gaz. à priori j'ai réglé le milieu des gaz.

Oui, tout est une question de réglage de l'APM. J'utilise plusieurs batteries, avec des poids et des caractéristique très différents; des 3S, des 4S. C'est bien, cela permet d'étudier les variations de comportement. L'ennui est que l'équilibrage et le poids, sont différents à chaque fois. Difficile de faire des réglages et des comparaisons avec précision, dans ces conditions. Maintenant que je sais, à peu près, ce qui est le mieux pour mon programme, le 4éme proto, qui sera le vrai Bluebird II, n'utilisera que des batteries similaires. Les réglages pourront être affinés,et les comparaisons, exploitables.

En loiter, je suis resté scotché.  Curieusement, la bestiole ne bouge pas d'un poil. Va comprendre.

Il s'est toute fois bel et bien scratché. Il a l'air très sensible au vent, et part comme une flèche. Et moi qui n'en suis pas une, j'arrive pas à suivre.

C'est encore le châssis qui a trinqué. BB II a tout de même continué à voler, jusqu'à ce que je le perde de nouveau, à cause d'une rafale de vent, et de mon incompétence. Il a terminé dans les arbres à 20m de haut. Je songe à dresser des singes, parce que je ne grimperai pas aux arbres tous les jours.

Depuis, je n'ai pas eu besoin de grimper aux arbres. Je contrôle mieux les réglages, et je me suis exercé à piloter. Il m'arrive encore de me faire peur. Preuve que je ne sais pas encore tout. Mais l'expérience arrive, petit à petit.